Troubles musculosquelettiques : les facteurs de risque

Les TMS sont des maladies multifactorielles à composante professionnelle. Les facteurs qui sont à l'origine des TMS sont biomécaniques et liés aux contraintes psychosociales et organisationnelles. A ces facteurs, il convient d’ajouter le stress, de même que certains facteurs individuels comme l’avancée en âge ou certains antécédents médicaux, qui favorisent la survenue de TMS.

 

Différents facteurs peuvent contribuer à l’apparition de TMS. Ils peuvent agir seuls ou en combinaison comme le montre la figure.

 

Modèle de la dynamique d’apparition des TMS

 

Facteurs biomécaniques

 

Les principaux facteurs de risque biomécaniques sont :

 

  • la forte répétitivité des gestes,
  • les efforts excessifs, comme lors du port de charges lourdes,
  • Le travail nécessitant des gestes précis et très fins,
  • les postures inconfortables ou maintenues durant de longues périodes, telles que le travail bras au-dessus du niveau des épaules.

 

La répétitivité des gestes entraîne une sollicitation continuelle des mêmes structures anatomiques.

 

Parmi les types de prise, celle en pince, c'est-à-dire effectuée entre le pouce et l'index, est généralement sollicitante. En effet, les mouvements exigeant une grande précision peuvent impliquer des efforts musculaires accrus (norme X 35-106).

 

Le port de gants, l’exposition aux vibrations et le froid constituent des facteurs aggravants. Ils augmentent notamment la force de serrage.

 

Facteurs psychosociaux

 

La charge de travail excessive, la forte pression temporelle, le manque d'autocontrôle sur le travail, le manque de participation des salariés aux décisions sur leur travail, de soutien social des collègues et de la hiérarchie, l'avenir professionnel perçu comme incertain, constituent des facteurs psychosociaux.

 

Les facteurs psychosociaux peuvent être sources de stress lorsque le salarié en a une perception négative.

 

Les effets du stress en liaison avec les TMS sont multiples. Les forces de serrage et d'appui sont accrues, la tension musculaire s’accroit, le temps de récupération s'allonge. Le stress amplifie la perception de la douleur et rend les salariés plus sensibles aux facteurs de risque de TMS.

 

Facteurs organisationnels

 

L'activité des salariés aux postes de travail est fortement déterminée par l'organisation du travail.

 

Par exemple, le manque de pauses ou d'alternance entre des tâches plus ou moins sollicitantes ainsi qu'une durée de travail excessive sont des facteurs organisationnels qui augmentent le risque de TMS car ils ne permettent pas une récupération suffisante. L’absence de possibilité d’entraide, la dépendance au rythme d’une machine, la standardisation des modes opératoires qui nuit à la variabilité du mouvement peuvent également accroitre le risque de TMS.

 

Facteurs individuels

 

Ces facteurs sont liés aux caractéristiques intrinsèques des individus telles que l’âge, le genre ou encore l’état de santé. Par exemple, un diabète ou des antécédents de fracture du poignet sont des facteurs favorisant l’apparition du syndrome du canal carpien.

 

Source : www.inrs.fr

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